Signature de la convention de partenariat sur le projet de création de l’Institut Régional d’Enseignements et de Civilisation Indienne

Ce lundi 24 avril 2023, la Fédération Tamoule de La Réunion (FAGRHCTR) représentée par son Président Jean-Luc Amaravady, M. Joé Bédier, Maire de Saint-André et Mme Huguette Bello Présidente de la Région Réunion ont signé une convention de partenariat relative au projet de création d’un Institut Régional d’Enseignements et de Civilisation Indienne (IRECI) qui sera situé sur le foncier dit Martin-Valliamé.

Un Institut Régional pour ancrer La Réunion dans son héritage indien

C’est un projet d’envergure qui a été officialisé ce lundi 24 avril à Saint-André : la création de l’Institut Régional d’Enseignements et de Civilisation Indienne (IRECI), porté par la Fédération Tamoule de La Réunion, en partenariat avec la Commune de Saint-André et la Région Réunion.

Pensé comme un pôle culturel et éducatif à rayonnement régional, l’IRECI ambitionne de proposer un éventail de disciplines aussi riche que varié : enseignement de la civilisation, de l’histoire et de l’économie indiennes, langue tamoule écrite et parlée, anthropologie indo-réunionnaise, médecine ayurvédique, yoga, arts plastiques, production audiovisuelle, ou encore valorisation de l’artisanat et de la cuisine indienne. Un espace muséal dédié à l’Engagisme viendra compléter ce dispositif, pour que la mémoire des ancêtres ne soit jamais perdue.

Concrètement, la Commune de Saint-André met à disposition une emprise foncière de 4 000 m² pour accueillir le projet, tandis que la Région Réunion s’engage à mobiliser les financements nécessaires à sa construction. L’ouverture est prévue pour 2026, à l’occasion du Nouvel An Tamoul.

La signature de cette convention intervient dans un contexte symboliquement fort : le lendemain même, à Paris, le Ministre Indien du Commerce et de l’Industrie et son homologue français Olivier Becht célébraient les 25 ans du partenariat franco-indien. Une coïncidence qui illustre le rôle stratégique que La Réunion entend jouer dans le renforcement des liens entre la France et l’Inde.


Trois voix, une même ambition

Huguette Bello, Présidente de la Région Réunion, a insisté sur la dimension identitaire du projet. Pour elle, le vivre-ensemble réunionnais ne peut avoir de sens que si chaque citoyen est en mesure de revendiquer sereinement ses origines. En valorisant son lien historique avec l’Inde, La Réunion rend hommage à ses aînés tout en montrant au monde « la voie des possibles » — celle d’une identité construite non pas dans le repli, mais dans l’ouverture à l’autre.

Joé Bédier, Maire de Saint-André, a qualifié cette journée d’historique. Dans un monde secoué par les crises, la « capitale Malbar » choisit de miser sur l’éducation et la transmission comme rempart contre l’intolérance. « C’est la mère des priorités de ma mandature », a-t-il affirmé, voyant dans l’IRECI un espace où toute une communauté pourra sanctuariser et promouvoir sa culture, au-delà des temples et des cérémonies du quotidien.

Jean-Luc Amaravady, Président de la Fédération Tamoule, a quant à lui retracé le chemin parcouru — des lieux de culte construits après l’engagisme aux dispositifs d’enseignement mis en place au fil des décennies. Aujourd’hui, face à l’émergence de l’Inde sur la scène mondiale, il estime que la jeunesse réunionnaise mérite un outil à la hauteur de ses aspirations. « Comment construire une coopération régionale sans connaître notre partenaire ? », a-t-il lancé, appelant toutes les forces vives de l’île à rejoindre ce projet qu’il qualifie d' »étape fondatrice » pour l’identité réunionnaise.

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