Migrants sri-lankais : les associations demandent à l’Etat d’assumer ses responsabilités

Migrants sri-lankais : les associations demandent à l’Etat d’assumer ses responsabilités

À quelques heures du réveillon, la solidarité s’organise autour des 62 migrants sri-lankais qui ont posé leurs valises — ou plutôt, qui sont arrivés les mains vides — sur l’île il y a une dizaine de jours. Plusieurs associations unissent leurs forces pour répondre à leurs besoins les plus urgents, tout en interpellant l’État sur la lenteur des procédures d’asile.

Un collectif qui monte au créneau

Ce lundi matin, le collectif « Solidarité Réunionnaise » a tenu une conférence de presse pour tirer la sonnette d’alarme. Sur les 62 dossiers, seuls 13 ont été enregistrés à ce jour — une trentaine restent encore en attente. En cause : les délais incompressibles liés à la période de fêtes. Les associations réclament à l’État non seulement d’accélérer l’instruction des demandes, mais aussi de reprendre en main le financement de la prise en charge, qu’elles assument seules depuis le 20 décembre.

Un élan qui dépasse les clivages

Ce qui frappe, c’est la diversité des acteurs mobilisés. À la Fédération Tamoule, à la Cimade et à la Ligue des Droits de l’Homme, se sont désormais joints le Secours Catholique, Emmaüs, un groupe de dialogue interreligieux, et même les Gilets Jaunes « Tous Unis pour La Réunion ». Ensemble, ils ont organisé distributions de vêtements, repas et solutions d’hébergement pour ces hommes, femmes et enfants qui n’avaient littéralement rien en arrivant.

 

Dimanche, les migrants ont pu participer à des offices religieux correspondant à leurs croyances, avant de partager un repas convivial avec d’autres personnes dans le besoin. Ce soir, pour le réveillon, une soirée festive leur est réservée — un moment de fête qui, au-delà du symbole, dit quelque chose d’essentiel sur le vivre-ensemble réunionnais.

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